Le Trafik, épave mystérieuse…

Très peu d’informations sont disponibles sur cette épave. En tout cas, aucune certitude n’est réellement établie sur les causes du naufrage. Même son identification n’est pas certaine. La taille et les caractéristiques de ce petit cargo semblent correspondre à la description d’un voilier mixte à vapeur d’origine Norvégienne mais de nombreux navires présentent des caractéristiques similaires dans les archives.

Outre ces difficultés à identifier formellement l’épave, la coque en acier porte des stigmates quelque peu troublants. L’épave du Trafik baigne dans un profond mystère. Comme toujours dans ce genre de cas, les hypothèses les plus rocambolesques ont été avancées. La plupart sont facilement réfutables mais le doute subsiste…

Conditions de plongée

Profondeur

59 mètres

Fond

Sable coquillier

Visibilité

Bonne à excellente

Courant

Rarement faible, souvent fort,
parfois violent

Distance du Port de Bormes

13,4 milles nautiques (24,8 km)

Temps de trajet

60 minutes

Longueur

35 à 40 mètres

Largeur

7 à 8 mètres

Caractéristiques de l'épave

Cargo mixte à vapeur

  • JAUGE BRUTE : Inconnue
  • PUISSANCE MACHINE : Inconnue
  • LONGUEUR : 35 à 40 m
  • LARGEUR : 7 à 8 m
  • ANNEE DE CONSTRUCTION : Inconnue
  • NATIONALITE : Norvégienne ?
  • DATE DU NAUFRAGE : Inconnue
  • CAUSE DU NAUFRAGE : Inconnue

le trafik

Intérêt faune et flore

L’intérêt de l’épave du Trafik ne réside pas dans sa faune ou sa flore. Même si ses dimensions sont plus modestes que celles du Togo, son étrave, se dresse majestueusement dans le bleu. Deux belles ancres à jas sont parfaitement visibles sur chaque bord et deux autres, plus petites, sont postées à l’intérieur du bastingage. A l’arrière, la cale ouverte laisse apparaître une petite machine à vapeur à deux cylindres. L’ambiance particulière est probablement autant liée au mystère entourant l’épave qu’à la profondeur importante des fonds sur lesquels elle repose.

Les détails du naufrage

Découvrez les mystères du Trafik...
Loin d’élucider les mystères du naufrage du Trafik, l’écueil de certaines hypothèses peut être facilement évité. L’observation de l’état général de l’épave permet de poser les bases d’une analyse circonstanciée :
La coque est complète, sans autre dommage visible sur ses flancs qu’une fissure, de la quille jusqu’au plat-bord, pratiquement en plein milieu du navire. Une mine ou une torpille aurait provoqué une déchirure beaucoup large et cette fissure est plus probablement liée aux contraintes mécaniques subies lors du contact avec le fond.
Le tube d’étambot, dans lequel passe l’arbre d’hélice est vide. Tout comme le tube de jaumière, dans lequel devrait être présent la mèche du safran. L’absence de l’hélice et du gouvernail, pourrait laisser supposer que le navire ait pu couler pendant un remorquage mais l’ouverture laissée par l’arbre d’hélice entrainerait une voie d’eau majeure empêchant toute navigation.

Le mystère semble insoluble, pourtant, l’état de la poupe permet une orientation intéressante. L’arrière du bastingage, est plié vers l’intérieur, comme enfoncé par quelque chose d’anguleux arrivant par l’arrière. Un abordage pourrait laisser ce genre de traces et être à l’origine de la rupture de l’arbre d’hélice et donc du naufrage. Si cet abordage était le fait d’un navire officiel qui aurait pris en chasse le Trafik en le soupçonnant d’un quelconque trafic justement, les circonstances auraient forcément été décrites dans les archives. Nous sommes plus probablement face à un acte de piraterie, par définition, beaucoup plus discret. Les techniques de la guerre de course, utilisées par corsaires et pirates de l’époque, pourraient expliquer l’absence des mâts pourtant indispensables à la navigation sur un navire de ce type. Or, aucun de ces mâts n’est visible ni sur le pont, ni sur le sable environnant. Avant tout abordage, le navire chassé était d’abord démâté au canon, à l’aide de boulets ou demi-boulets reliés par une chaine. Le Trafik a très certainement tenter de fuir en coupant les haubans retenant ses mâts inutiles avant de mettre sa machine à vapeur à la limite de la surchauffe. Le chasseur plus rapide, rattrapant sa proie, l’a alors abordé par l’arrière. La cale principale, aujourd’hui complétement vide, a probablement été pillée mais les avaries importantes ont empêché la prise du navire que les assaillants ont été contraints d’abandonner. Il est préférable de ne pas chercher à imaginer ce qu’il est advenu de l’équipage du malheureux Trafik…