Le Sagona dit le Grec…

Comme son proche voisin, le Donator, ce petit cargo était armé en pinardier. Il a coulé de la même façon, après avoir heurté une mine, peu après la fin de la deuxième guerre mondiale. Quelques centaines de mètres et 23 jours seulement séparent les deux épaves. Les conditions de plongée sont pratiquement identiques. La seule différence, hormis leur taille respective, concerne l’orientation, le Donator a la proue, ou ce qu’il en reste, vers Porquerolles alors que le Grec lui tourne le dos et pointe en direction de Port-Cros.

Conditions de plongée

Profondeur

48 mètres

Fond

Sable coquillier

Visibilité

Bonne à excellente

Courant

Rarement faible, parfois fort

Distance du Port de Bormes

9,8 milles nautiques (18 km)

Temps de trajet

45 à 50 minutes

Longueur

53 mètres

Largeur

9 mètres

Caractéristiques de l'épave

Cargo vraquier ``pinardier``

  • JAUGE BRUTE : 808 tonneaux
  • LONGUEUR : 53 m
  • LARGEUR : 9 m
  • ANNEE DE CONSTRUCTION : 1912
  • CHANTIER NAVAL : Dundee SB limited (Grande Bretagne)
  • PAVILLON : Panaméen
  • DATE DU NAUFRAGE : 3 décembre 1945
  • CAUSE DU NAUFRAGE : Mine

le grec

Intérêt faune et flore

La même faune peut être observée sur le Grec et le Donator. Le Donator est célèbre pour sa poupe, son hélice et sa barre à roue. La poupe du Grec n’a rien à envier à celle de son illustre compagnon d’infortune et sa réputation est principalement basée sur ses coursives dont les barreaux sont couverts de gorgones qui donnent à l’épave ses magnifiques couleurs…

Les détails du naufrage

Découvrez l'histoire du Grec, de son vrai nom... le Sagona.
Quelques semaines après le Prosper Schiaffino, plus fréquemment appelé Donator, le Sagona fait naufrage dans des circonstances curieusement similaires. Comme le Donator, le Sagona, sous pavillon panaméen au moment du naufrage, est un petit cargo armé en pinardier. Comme le Donator, il heurte une mine avant de sombrer, à l’ouest de l’île de Porquerolles. Les deux épaves reposent à quelques encablures l’une de l’autre. Le Sagona va se faire discret pendant plusieurs décennies et lorsque la marine nationale va chercher à identifier l’épave, même son nom a été oublié. Les premiers éléments permettant d’orienter les recherches, documents de bord ou conserves retrouvées dans les quartiers de l’équipage laissent penser que le navire était d’origine grecque. En fait seul l’équipage était de nationalité grecque mais encore aujourd’hui, tous les plongeurs ont conservé le surnom de Grec pour parler de cette épave majestueuse.

L’épave repose sur un fond de sable clair à 48m de profondeur. L’explosion a brisé le navire en deux parties. La partie principale repose bien droite sur sa quille, et comme celle du Donator, la poupe du Grec donne l’impression que le navire file toujours vers sa destination. La beauté des coursives du Grec est indescriptible. Les barreaux mis à nu par le pourrissement du bois des ponts sont couverts de gorgones immenses. La cheminée, tordue par la déflagration, se dresse toujours vers la surface. D’immenses bancs de poissons ont trouvé refuge sur l’épave et attirent bon nombre de carnassiers qui maraudent sur le pont. Les flancs sont également couverts d’une flore foisonnante et le moindre éclairage provoque une explosion de couleurs. La partie avant, détachée lors de l’explosion est également très bien conservée. Elle repose, couchée sur le sable à une soixantaine de mètres de sa position originale. Le mât, encore orné de sa dunette, brisé à sa base, est comme planté dans le sable et produit un effet de survol impressionnant lors de l’approche. Le treuil et les chaînes d’ancres plongeant dans les écubiers sont impressionnants. Le flanc tribord, reçoit la lumière de la surface, des gorgones superbement déployées dans le courant, le recouvrent presque entièrement.

Le peuplement exceptionnel de l’épave du Sagona justifie largement plusieurs explorations.